C’ est l’avenir qui me défile sous les yeux, l’avenir qui me nargue chaque jour un peu plus. Ce batiment, ce permis provisoire, c’est tellement peu je sais. mais j’aurai voulu qu’il soit là. J’aurai voulu qu’il voit tout ca. 
Je le sais, il aurait ouvert une bouteille de vin, m’en aurait servi un verre. J’aurai mimer un dégout profond du coin des lèvres. Mais il m’aurait obligé à l’apprecier ce vin, il m’aurait obligé à apprecier chaque réussite. Chaque nouveau pas en avant. Il m’aurait nourrit de ces récompenses et m’aurait conditionné à la victoire. Son absence est finalement pire que tout. Plus les années défilent et plus le manque se creuse. Je le grandis toujours plus à mesure que le temps passe et mon deuil s’en voit devenir un éternel recommencement. Cet être supprême n’était autre qu’un homme dont les défauts semblaient s’estomper sous une montagne d’autodérision. J’aurai voulu lui ressembler. Lui voler cette assurance. Cette sureté. J’aurai voulu qu’il ne disparaisse jamais. Comme il me manque. Comme certains soirs de réussite sont douloureux. Quel paradoxe. Et quand j’analyse la situation, le courage me manque. Ce genre de victoire n’est jamais complète, jamais certaine. Le sourire vient arrondir la forme de mon visage pour s’écraser violemment sous un
” S’il pouvait être là… Encore ! ” .
Au final, c’est toujours la même rengaine, la même défaite. La même interminable déception. Il manque à ma vie comme personne ne manquera jamais de rien. Pour la première fois de ces huit longues années, je meurs d’envie de l’oublier. Le souvenir de sa présence me blesse plus encore que son absence elle même. Ce n’est pas que j’ai peur… C’est juste que j’en tremble, que j’en meurs de trouille à l’idée qu’il ne s’éffacera jamais.
Le pire reste encore de savoir que la vie se moque délibérément de moi. Qu’elle ose encore me réveiller temps à autre avec ces même coups de hache dans le dos. Mon égo en devient fou… Et la seule chose qui me sort encore du lit chaque matin, c’est la course à la réussite.
L’envie de prendre son coup de face, au moins une fois et de lui montrer à quel point mes réflexes sont triomphant.
Wednesday, February 27, 2008
Monday, February 18, 2008
Pa ris
Trois tours du périphe, fenêtre ouverte…
Et je vois passer ce qu’ on aurait pu être.
Pourquoi m’ avoir rappeler ? Pourquoi revenir me chercher ?
Toutes ces questions qui m’ ont fait douter, qui m’ ont amenée trop souvent à oublier à quel point nos différences nous rapprochent. C’ est ça, j’ en ai oublié à quel point tu étais beau dans ton costume grisâtre, ou comme ton sourire narquois me rend folle. J’ en ai oublié tes yeux qui me dévorent le soir. Tes mains qui me frôlent le matin. J’ en ai oublié tes baisers enivrants et tes mots maladroits. Ces mots qui s’ entrechoquent dans l’ arrière de mon crâne. J’ en ai oublié à quel point tu me rendais femme. Le plus horrible, c’ est que j’ ai failli oublié cette fierté d’ être à ton bras. Ce sourire que je me plais à leurs lancer… C’ est ça, le plus horrible c’ est que j’ ai failli jouer les figurantes dans ton film. Oh non, je ne serai pas ce second rôle. Mon amour, je serai de ces premiers plans, de ces héroïnes ou je ne serai rien du tout.
Je serai là tous les jours, je n’ oublierai rien de nos premières balades, je n’ oublierai rien de tes premiers regards et de mes infinies maladresses. Je n’ oublierai rien de toutes ces lettres fantômes que je t’ écrivais. De ces textes par centaines que je ne t’ envoyais jamais. Je n’ oublierai rien de tout ces tickets cinéma que j’ ai gardé au fond d’ une boite. Pas même ce message que tu m’ avais laissé un soir d’ hiver.
Ce soir c’ est pire encore, je ne veux pas oublier ce Paris. Cette chambre, ces métros. Mon incroyable sens de l’ orientation et ton étonnante passion pour les canapés exposés au louvre. Je n’ oublierai rien et pas même la couleur du ciel parisien.
Sunday, February 3, 2008
Je me sens tellement hors normes que ses mots me rassurent.
Nous avons traversé les même épreuves, le même cache cache avec la chance. Les même longues nuits tourmentées de larmes et d’abandon. Les même matinées à s’asseoir à table et à attendre qu’il revienne. A attendre le retour d’un père disparu… Ridicul, risible. Mais si vous saviez comme c’est difficil de se faire comprendre !
Oui je n’ai plus écrit depuis une semaine, une interminable semaine. Les mots me faisaient mal, se bloquaient au fond de ma gorge et m’empêchaient d’inspirer le moindre petit positivisme. Les mots n’existaient plus. Et aujourd’hui encore, leur présence me fait du mal. L’indifférence s’installe, les questions s’enchainent. Et le problème se retourne mille et une fois dans mon esprit. Pourquoi j’écris ? Pourquoi je m’exhibe ? Pourquoi devriez vous tout savoir ? Et pourquoi pas ? Cette fille à posé un commentaire l’autre soir. Ses phrases me résonnent encore dans la tête, une montagne de mots qui m’ont laissée là, indécise… incohérente avec moi même. Mon exhibition porterait à rire, ses mots que je couche chaque jour depuis des mois, des années n’auraient servi à rien d’autre qu’a faire sourire ceux qui me lisent. C’est vrai, j’ai versé une larme, peut être deux. Décue de savoir que tout ces textes n’ont mené à rien. Décue de me savoir fragile au point que les quelques phrases d’une inconnue puisse me faire douter autant.
Au point que les quelques regards, les quelques sourires en coin de mes propres Amies puissent me faire chavirer… Fragile au point qu’un seul garcon puisse me pousser à abandonner le plus beau de moi même… à lui tout seul.
Fragile au point que, cette semaine, ces 168 heures, je ne croyais plus en rien.
Mes rêves se révèlent impossibles, mes mots inutils…
Moi même je ne sers à rien. A rien d’autre qu’a écrire, dessiner, boire un verre, marcher, courrir, me lever ou m’endormir. Je ne sers à rien d’autre qu’a vivre… paisibilement. A rien d’autre qu’a attendre la fin…
Douloureuse conscience !
Il m’a dit que j’avais exagéré, que c’était trop ! Elles m’ont répondu par ces même tristes phrases. Et pourquoi ? Pourquoi j’aurai exagéré, pourquoi mes cris n’auraient ils pas de sens ? Pas pour vous peut être.
Pourquoi ma jalousie, ma peur de le perdre n’auraient elle pas leur place dans ma vie ?
Pourquoi mes cris, mes sanglots, mon implusion n’aurait ils pas de valeur ?
Pourquoi ne le prenez vous pas en compte ?
J’ai retourné vos mots dans tous les sens, dans toutes les langues… J’ai réfléchi et aujourd’hui je vous réponds.
Je ne suis pas dans l’exagération, je ne suis pas dans l’abus, je ne suis pas dans le faux. Pourquoi refusez vous d’admettre que le monde est loin d’être conditionné, vous vous rangez tout seul dans la norme. Je ne veux pas y être. Je ne veux pas me cacher. Je l’ai ressenti et je l’ai crié.
Qu’est ce que j’aurai du faire ? Me morfondre ? M’en cacher ? Me fausser moi même ? M’appittoyer sur mon sort, en silence. Me mordre la lèvre jusqu’a la faire exploser pour éviter que les mots ne sortent? Je ne suis que moi même, je ne fais que dire ce que je pense, ce que je ressens.
Quelle plus grande vérité que d’être honnête avec sois même ? Quelle plus grande vérité que de se montrer tel quel, que de dire le plus profond de moi même quitte à y laisser ma crédibilité, quitte à en devenir incohérente.
Je ne suis que moi même… Et j’en viens à penser qu’au fond… C’est ca qui dérange !
Marine
