Sunday, February 3, 2008

Quel hasard, son blog me touche, ses phrases me hantent…

Je me sens tellement hors normes que ses mots me rassurent.
Nous avons traversé les même épreuves, le même cache cache avec la chance. Les même longues nuits tourmentées de larmes et d’abandon. Les même matinées à s’asseoir à table et à attendre qu’il revienne. A attendre le retour d’un père disparu… Ridicul, risible. Mais si vous saviez comme c’est difficil de se faire comprendre !
Oui je n’ai plus écrit depuis une semaine, une interminable semaine. Les mots me faisaient mal, se bloquaient au fond de ma gorge et m’empêchaient d’inspirer le moindre petit positivisme. Les mots n’existaient plus. Et aujourd’hui encore, leur présence me fait du mal. L’indifférence s’installe, les questions s’enchainent. Et le problème se retourne mille et une fois dans mon esprit. Pourquoi j’écris ? Pourquoi je m’exhibe ? Pourquoi devriez vous tout savoir ? Et pourquoi pas ? Cette fille à posé un commentaire l’autre soir. Ses phrases me résonnent encore dans la tête, une montagne de mots qui m’ont laissée là, indécise… incohérente avec moi même. Mon exhibition porterait à rire, ses mots que je couche chaque jour depuis des mois, des années n’auraient servi à rien d’autre qu’a faire sourire ceux qui me lisent. C’est vrai, j’ai versé une larme, peut être deux. Décue de savoir que tout ces textes n’ont mené à rien. Décue de me savoir fragile au point que les quelques phrases d’une inconnue puisse me faire douter autant.
Au point que les quelques regards, les quelques sourires en coin de mes propres Amies puissent me faire chavirer… Fragile au point qu’un seul garcon puisse me pousser à abandonner le plus beau de moi même… à lui tout seul.
Fragile au point que, cette semaine, ces 168 heures, je ne croyais plus en rien.
Mes rêves se révèlent impossibles, mes mots inutils…
Moi même je ne sers à rien. A rien d’autre qu’a écrire, dessiner, boire un verre, marcher, courrir, me lever ou m’endormir. Je ne sers à rien d’autre qu’a vivre… paisibilement. A rien d’autre qu’a attendre la fin…
Douloureuse conscience !

Il m’a dit que j’avais exagéré, que c’était trop ! Elles m’ont répondu par ces même tristes phrases. Et pourquoi ? Pourquoi j’aurai exagéré, pourquoi mes cris n’auraient ils pas de sens ? Pas pour vous peut être.
Pourquoi ma jalousie, ma peur de le perdre n’auraient elle pas leur place dans ma vie ?
Pourquoi mes cris, mes sanglots, mon implusion n’aurait ils pas de valeur ?
Pourquoi ne le prenez vous pas en compte ?
J’ai retourné vos mots dans tous les sens, dans toutes les langues… J’ai réfléchi et aujourd’hui je vous réponds.
Je ne suis pas dans l’exagération, je ne suis pas dans l’abus, je ne suis pas dans le faux. Pourquoi refusez vous d’admettre que le monde est loin d’être conditionné, vous vous rangez tout seul dans la norme. Je ne veux pas y être. Je ne veux pas me cacher. Je l’ai ressenti et je l’ai crié.
Qu’est ce que j’aurai du faire ? Me morfondre ? M’en cacher ? Me fausser moi même ? M’appittoyer sur mon sort, en silence. Me mordre la lèvre jusqu’a la faire exploser pour éviter que les mots ne sortent? Je ne suis que moi même, je ne fais que dire ce que je pense, ce que je ressens.
Quelle plus grande vérité que d’être honnête avec sois même ? Quelle plus grande vérité que de se montrer tel quel, que de dire le plus profond de moi même quitte à y laisser ma crédibilité, quitte à en devenir incohérente.
Je ne suis que moi même… Et j’en viens à penser qu’au fond… C’est ca qui dérange !

Marine



Posted by Mademoiselle . H . at 15:03:36 | Permalink | Comments (3)