Quelle
nuit horrible. Je m’endors, anxieuse, énervée d’une soirée que j’ai passé seule, oubliée. Un peu délaissée. Je m’endors anxieuse de ces angoisses que je m’invente. De ces problèmes que je me crée. Je m’endors seule, seule dans cette vie imaginaire, cette problématique. Ce dilem parfait entre bonheur et malheur. Norme et marginalité. Il est trois heures du matin et j’ouvre les yeux. L’angoisse m’empeche encore une foi de terminer ma nuit. Je me relève, rumine… J’ai froid, j’ai peur. Je rêve de le voir arriver, frapper à ma porte. Je rêve de m’endormir dans ses bras, contre sous souffle insolent. Je rêve de lui… éveillée. J’ai mal parce que je ne peux m’empêcher de lui en vouloir. Il m’a laissé seule et je redoutais cette nuit. J’ai mal parce que ce monstre d’égoisme que je deviens me plonge dans de nouvelles angoisses.
Alors je me rends compte de la complexité de mon personnage. De cette difficulté qu’il doit avoir à me cerner. Je parle beaucoup mais, ne dis rien. Je crie fort et pourtant… je ne me fais pas entendre. Je n’ai peur de rien mais, tout me fait peur. C’est l’angoisse. Ces soirs de blues ou mon coeur s’emballe, mon corps ne répond plus. Ma respiration n’est plus machinale, mes muscles se braquent. Tout ces soirs ou je ne dis rien.
Ce soir est pire encore parce que le sommeil ne vient pas. J’attends, immobile. Me forcant à oublier ces idées blues. Plus j’éssaye, moins j’y parviens. Alors j’attrape mon téléphone, compose son numéro. C’est machinal, c’est lui personne d’autre. Et puis au fond, je sais que c’est le seul qui ne m’en voudra pas de le réveiller au beau milieu d’une nuit. Du moins, je crois. Je cherche l’excuse pour lui parler. Il déccroche, et puis… C’est mieux qu’il n’en sache rien. Il finira par le savoir, il finira par se connecter et lire cet article… Mais, pas ce soir.
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